Publié le 26 juin 2026 par Équipe Objectif Gardien
Deux guerres mondiales : les dates clés au concours Gardien
Les deux guerres mondiales au QCM du concours de Gardien de la Paix : 1914-1918, 1939-1945, les dates qui tombent et les pièges de chronologie à éviter.
Les deux guerres mondiales reviennent à chaque session du QCM de culture générale du concours de Gardien de la Paix. Pas pour vous demander des récits de batailles, mais pour vérifier que vous tenez la chronologie. 1914, 1918, 1939, 1945 : quatre bornes que tout le monde croit connaître, et que beaucoup mélangent sous le chrono. Voici les dates qui tombent vraiment et la façon de ne plus les confondre le jour J.
Pourquoi les deux guerres mondiales tombent-elles au concours ?
Parce qu’elles structurent le programme d’histoire de France du XXe siècle. Un rédacteur de QCM aime ces sujets pour une raison simple : les dates sont précises, vérifiables, et les confusions entre les deux conflits sont si fréquentes qu’elles font des questions efficaces pour départager les candidats.
Les questions restent factuelles. En quelle année commence la Première Guerre mondiale ? Quel jour signe-t-on l’armistice qui met fin aux combats de 14-18 ? Qui lance l’appel du 18 juin 1940 ? Aucune n’est piégeuse en apparence. Le piège, c’est de répondre vite et de coller une date de la Seconde Guerre sur un événement de la Première, ou l’inverse. Sous pression, le cerveau attrape le mauvais tiroir.
Retenez d’abord le cadre. Deux guerres, deux fois quatre ans, séparées par une vingtaine d’années. La Grande Guerre, c’est 1914-1918. La Seconde, c’est 1939-1945. Entre les deux, l’entre-deux-guerres. Si cette ossature est solide, le reste vient se ranger autour.
Première Guerre mondiale (1914-1918) : les dates à fixer
Le déclencheur, c’est l’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914 : l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Autriche-Hongrie, est assassiné. La mécanique des alliances s’emballe. Le 1er août 1914, la France décrète la mobilisation générale, et le 3 août, l’Allemagne lui déclare la guerre.
Pour la France, deux batailles dominent les questions. La première bataille de la Marne, en septembre 1914, stoppe l’avancée allemande sur Paris et fige le front. Et surtout Verdun, dans la Meuse, qui dure presque toute l’année 1916 (de février à décembre). Attention à un détail que les QCM aiment exploiter : Verdun se déroule dans la Meuse, pas dans la Somme. La bataille de la Somme, elle, est un autre affrontement de cette même année 1916. Deux batailles distinctes, ne les fusionnez pas.
La date reine, c’est la fin. L’armistice est signé le 11 novembre 1918, dans un wagon à Rethondes, en forêt de Compiègne. Le maréchal Foch fixe la cessation des combats à une heure symbolique : onze heures, le onzième jour du onzième mois.
L’armistice du 11 novembre 1918 met fin aux combats de la Première Guerre mondiale. La date est devenue un jour férié et de commémoration nationale en France.
C’est exactement le genre de fait qui peut tomber sous deux angles : la date de l’armistice, ou ce que commémore le 11 novembre. La paix, elle, est scellée plus tard, par le traité de Versailles signé le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles. Notez la subtilité : l’armistice arrête les combats en 1918, le traité de paix arrive en 1919. Une question fine peut jouer sur cet écart d’un an.

Pour ancrer ces repères, le travail par histoire de France en répétition espacée vaut mieux que dix relectures d’un cours. Une date se fixe quand on se l’est fait demander vingt fois, pas quand on l’a lue une fois.
Seconde Guerre mondiale (1939-1945) : ce qu’il faut retenir
Le point de départ ne fait pas débat. Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne. Deux jours plus tard, le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne. La Seconde Guerre mondiale est lancée.
Pour la France, la date la plus emblématique reste l’appel du 18 juin 1940. Depuis Londres, sur les ondes de la BBC, le général de Gaulle refuse l’armistice et appelle à poursuivre le combat. C’est l’acte fondateur de la France libre, et une question quasi garantie. Deux éléments à verrouiller : la date exacte, le 18 juin 1940, et le média, la radio, depuis Londres. Si vous voulez creuser ce personnage, notre article dédié à Charles de Gaulle au concours déroule toutes ses dates sans risque de confusion.
Vient ensuite le tournant militaire. Le 6 juin 1944, c’est le débarquement de Normandie, le fameux Jour J, qui ouvre la libération du territoire. Dans la foulée, Paris est libéré en août 1944 (le 25 août). Et la fin de la guerre en Europe, c’est le 8 mai 1945, jour de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Comme le 11 novembre, cette date est un jour férié et de commémoration en France.
Un repère utile pour ne pas se tromper : la guerre mondiale se poursuit en Asie après mai 1945. Le 8 mai 1945 marque la fin des combats en Europe, pas la fin de la guerre dans le monde. Les QCM du concours portent presque toujours sur le théâtre européen et français, mais la nuance peut servir.
Quels pièges de dates évitent les bons candidats ?
Trois confusions reviennent à chaque session et coûtent des points faciles.
- 1918 n’est pas 1945. Le 11 novembre, c’est la Première Guerre mondiale (1918). Le 8 mai, c’est la Seconde (1945). Si la question parle de la Grande Guerre ou de 14-18, la fin, c’est novembre 1918. Si elle parle de la défaite de l’Allemagne nazie, c’est mai 1945. Ne jamais intervertir les deux jours fériés.
- Armistice de 14-18, capitulation de 39-45. En 1918, on parle d’armistice (un accord pour arrêter les combats). En 1945, on parle de capitulation sans condition de l’Allemagne. Le vocabulaire change, et une question peut le tester directement.
- 18 juin 1940 n’est pas 6 juin 1944. Le 18 juin 1940, de Gaulle appelle à résister, à un moment où la France s’effondre. Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Quatre ans séparent l’appel et le débarquement. Beaucoup les rapprochent à tort parce que les deux concernent de Gaulle et la libération.
Une méthode simple pour tout tenir : associez chaque date à un mot d’action. 1914, la guerre éclate. 1918, elle s’arrête. 1939, elle recommence. 1940, de Gaulle appelle. 1944, les Alliés débarquent. 1945, l’Allemagne capitule. Six dates, six verbes, et la chronologie tient debout toute seule. Pour élargir à l’ensemble du siècle, notre fiche sur les grandes dates de l’histoire de France replace ces conflits dans la suite des événements.
Ce qu’il faut retenir pour le jour du QCM
L’essentiel tient en quelques lignes. La Première Guerre mondiale, c’est 1914-1918 : déclenchée après l’attentat de Sarajevo du 28 juin 1914, marquée par Verdun en 1916, terminée par l’armistice du 11 novembre 1918, et scellée par le traité de Versailles de 1919. La Seconde Guerre mondiale, c’est 1939-1945 : débutée par l’invasion de la Pologne le 1er septembre 1939, marquée par l’appel du 18 juin 1940 et le débarquement du 6 juin 1944, achevée en Europe par la capitulation du 8 mai 1945.
Ces dates ne s’apprennent pas en les relisant. Elles s’ancrent en se testant, encore et encore, jusqu’à ce que la bonne réponse arrive sans hésitation sous le chrono. Le mode examen blanc d’Objectif Gardien reproduit le format réel du QCM : quarante questions, trois propositions, chronométré et noté sur 20, avec une correction expliquée après chaque réponse. Vous pouvez commencer gratuitement avec dix questions, sans compte, sur objectifgardien.fr.
Pour réviser tout le programme, appuyez-vous sur la fiche Gardien de la Paix. Et en cas de doute sur une date, les sources de référence restent le ministère des Armées sur le 8 mai 1945 et les repères publiés par vie-publique.fr.