Publié le 22 juin 2026 par Équipe Objectif Gardien
Charles de Gaulle au concours de Gardien de la Paix : les dates clés
Charles de Gaulle au QCM du concours de Gardien de la Paix : appel du 18 juin 1940, retour en 1958, départ en 1969, et les pièges de dates à connaître.
De Gaulle est le personnage qui revient le plus souvent au QCM de culture générale du concours de Gardien de la Paix. Normal : il traverse tout le XXe siècle français, de la défaite de 1940 à la naissance de la Ve République. Le problème, ce n’est pas de savoir qui il est, c’est de ne pas mélanger ses dates. 1940, 1944, 1946, 1958, 1962, 1969 : six repères, et autant d’occasions de se tromper. Voici comment les fixer une bonne fois.
Pourquoi de Gaulle tombe-t-il si souvent au concours ?
Parce qu’il est au croisement de deux thèmes du programme. Côté histoire de France, c’est l’homme de la Résistance et de la Libération. Côté cadre institutionnel et politique, c’est le fondateur de la Ve République, celle sous laquelle nous vivons encore. Un seul personnage, deux thèmes : pour le rédacteur de QCM, c’est une mine.
Les questions prennent souvent une forme simple. Qui a lancé l’appel du 18 juin 1940 ? En quelle année de Gaulle revient-il au pouvoir ? Qui est le premier président de la Ve République ? Aucune n’est piégeuse en soi. Le piège, c’est la confusion entre deux moments de sa vie publique séparés par presque vingt ans. Beaucoup de candidats mélangent le de Gaulle de 1940, chef de la France libre, et le de Gaulle de 1958, fondateur d’un régime. Ce sont deux rôles différents, à deux époques différentes.
Retenez d’abord la colonne vertébrale. Charles de Gaulle naît en 1890 à Lille. Officier, théoricien militaire, il est sous-secrétaire d’État à la Guerre en juin 1940 quand la France s’effondre. Tout le reste découle de ce moment.
Que retenir de l’appel du 18 juin 1940 ?
C’est la date la plus emblématique, et celle qui tombe le plus. Le 18 juin 1940, depuis Londres, de Gaulle lance un appel sur les ondes de la BBC. Il refuse l’armistice que s’apprête à signer le gouvernement de Pétain et appelle les Français à continuer le combat.
Le 18 juin 1940, le général de Gaulle s’adresse aux Français depuis la radio britannique pour appeler à poursuivre la lutte, acte fondateur de la France libre.
Deux choses à fixer. La date exacte : 18 juin 1940, pas le 17 ni le 22. Et le média : la radio, depuis Londres. Une question classique vous demande d’où il parle, ou par quel moyen. La réponse est la BBC, à Londres. L’appel n’a été entendu que par très peu de gens sur le moment, mais il devient le symbole de la Résistance française et le point de départ de la France libre.
À partir de là, de Gaulle organise la résistance extérieure, fédère peu à peu les mouvements intérieurs, et incarne la France qui refuse la défaite. La suite logique, c’est la Libération.
De la Libération à la traversée du désert : 1944-1958
En août 1944, Paris est libéré. De Gaulle prend la tête du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), qui rétablit la légalité républicaine et organise les premières élections libres, dont celles où les femmes votent pour la première fois en France.
Puis vient un épisode que beaucoup oublient, et qui fait pourtant la différence sur une question fine : le 20 janvier 1946, de Gaulle démissionne. En désaccord avec le retour d’un régime de partis qu’il juge trop faible, il quitte le pouvoir. Suit ce qu’on appelle sa traversée du désert, une longue période hors des responsabilités, pendant laquelle s’installe la IVe République. C’est un régime parlementaire marqué par l’instabilité, avec des gouvernements qui tombent les uns après les autres.
Cette IVe République s’enlise dans la guerre d’Algérie. La crise de mai 1958 la fait basculer. Le pays cherche un homme capable de reprendre la main, et se tourne vers de Gaulle.

Pour ne pas confondre ces étapes, le travail par histoire de France et par cadre institutionnel et politique en parallèle aide à relier le de Gaulle résistant et le de Gaulle fondateur de régime. Ce sont deux chapitres, pas un seul.
1958 : comment de Gaulle fonde la Ve République
Le 1er juin 1958, de Gaulle est investi président du Conseil. Il devient, de fait, le dernier chef de gouvernement de la IVe République, avec une mission : doter la France de nouvelles institutions. La loi constitutionnelle du 3 juin 1958 l’autorise à faire rédiger une nouvelle Constitution.
Le texte est présenté aux Français le 4 septembre 1958, place de la République à Paris, puis soumis à référendum le 28 septembre 1958. Il est approuvé par près de 80 % des votants. La Constitution de la Ve République est promulguée le 4 octobre 1958. Cette date, retenez-la : c’est l’acte de naissance du régime actuel.
De Gaulle devient ensuite le premier président de la Ve République, élu le 21 décembre 1958 par un collège d’élus, et entre en fonction en janvier 1959. À ce stade, il n’est pas encore élu par les citoyens directement, et c’est précisément ce qui va changer.
Le référendum du 28 octobre 1962, voulu par de Gaulle, instaure l’élection du président au suffrage universel direct. Désormais, ce sont les citoyens qui élisent le chef de l’État, et non plus un collège. La loi est promulguée le 6 novembre 1962. C’est une question quasi garantie : depuis quand le président est-il élu directement par les Français ? Depuis 1962. Pour aller plus loin sur ce point, notre article sur la Ve République au concours détaille les pouvoirs du président et les grandes révisions.
1969 et après : le départ, et les pièges à éviter
De Gaulle reste président jusqu’en 1969. Le 27 avril 1969, il soumet à référendum une réforme du Sénat et de la régionalisation. Les Français votent non, à un peu plus de 52 %. Fidèle à sa parole, il démissionne dès le lendemain, le 28 avril 1969. Il se retire à Colombey-les-Deux-Églises, où il meurt le 9 novembre 1970.
Maintenant, les confusions qui coûtent des points. Trois reviennent sans cesse.
- 1940 n’est pas 1958. En 1940, de Gaulle est un général qui lance un appel à la résistance. En 1958, c’est un homme d’État qui fonde un régime. Si la question parle de l’appel, c’est 1940. Si elle parle de la Constitution, c’est 1958.
- De Gaulle n’a pas fondé la IVe République, il l’a combattue. La IVe, c’est le régime d’entre 1946 et 1958, celui qu’il a quitté en 1946 et remplacé en 1958. Une réponse qui fait de lui le père de la IVe est fausse.
- Premier président de la Ve, oui ; premier président tout court, non. La République française est bien plus ancienne. De Gaulle est le premier président de la Cinquième République, pas le premier président de l’histoire de France.
Une bonne méthode pour ancrer tout ça : associez chaque date à un verbe d’action plutôt qu’à un numéro. 1940, il appelle. 1944, il libère. 1946, il part. 1958, il fonde. 1962, il fait élire le président par le peuple. 1969, il s’en va. Six verbes, six dates, et la chronologie tient debout toute seule.
Ce qu’il faut retenir pour le jour J
Si vous ne gardez que l’essentiel : Charles de Gaulle lance l’appel du 18 juin 1940 depuis Londres, dirige le GPRF à la Libération, démissionne en 1946, revient au pouvoir en 1958 et fonde la Ve République (Constitution du 4 octobre 1958) dont il devient le premier président. En 1962, il instaure l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Il quitte le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, et meurt en 1970.
Ces dates ne s’apprennent pas en relisant un cours dix fois. Elles s’ancrent en se testant, jusqu’à ce que la bonne réponse vienne sans réfléchir. Le mode examen blanc d’Objectif Gardien reproduit le format réel du QCM, chronométré et noté sur 20, avec une correction expliquée après chaque réponse. Vous pouvez commencer gratuitement avec dix questions, sans compte, sur objectifgardien.fr.
Pour réviser tout le programme d’histoire, appuyez-vous sur la fiche Gardien de la Paix et sur notre guide pour réussir le QCM de culture générale. Et en cas de doute sur une date, la référence reste la biographie officielle publiée par la Fondation Charles de Gaulle et les fiches de vie-publique.fr.