Publié le 3 juillet 2026 par Équipe Objectif Gardien
Le rôle du Premier ministre au concours de Gardien de la Paix
Le rôle du Premier ministre sous la Ve République au QCM du concours de Gardien de la Paix : articles 20 et 21, nomination, et différence avec le Président.
Le Premier ministre revient régulièrement au QCM de culture générale du concours de Gardien de la Paix, presque toujours dans le même piège : on vous demande de ne pas le confondre avec le Président. La réponse à fixer tient en une phrase. Sous la Ve République, le Premier ministre est le chef du Gouvernement, nommé par le Président, et il dirige l’action gouvernementale selon l’article 21 de la Constitution de 1958, pendant que le Gouvernement, lui, « détermine et conduit la politique de la Nation » (article 20). Voici les repères, les articles et les distinctions à sécuriser avant l’épreuve.

Pourquoi le Premier ministre tombe-t-il au QCM ?
Parce qu’il occupe le sommet de l’exécutif avec le Président, et que le cadre institutionnel et politique est l’un des quatre grands thèmes du concours, aux côtés de l’histoire de France, des valeurs républicaines et de l’actualité. Le jury veut vérifier qu’un futur policier sait qui gouverne le pays qu’il servira. C’est un sujet balisé, prévisible, et donc rentable à réviser.
Le format ne pardonne pas l’à-peu-près. Quarante questions, trois propositions par question, une seule bonne réponse, une note sur 20 affectée d’un coefficient 2. Une question sur le Premier ministre se répond en quelques secondes quand le cours est en place. Elle fait perdre un point bête quand on confond son rôle avec celui du chef de l’État. Et ce point, sur un concours où quelques places se jouent à la décimale, compte.
Le bon réflexe : ne pas réviser ce thème comme un cours de droit constitutionnel. Retenez qui fait quoi, avec quel article, et vous couvrez l’essentiel de ce qui tombe.
Que disent les articles 20 et 21 sur le rôle du Premier ministre ?
Deux articles portent tout le sujet. Ils sont courts, et ils sont au programme implicite de chaque session.
Article 20 : « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50. »
Article 21 : « Le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement. Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires. »
Retenez la logique. L’article 20 parle du Gouvernement comme équipe : c’est lui qui définit et mène la politique du pays au quotidien. L’article 21 zoome sur le Premier ministre comme chef de cette équipe : il la dirige, veille à l’exécution des lois, dispose du pouvoir réglementaire (les décrets), et nomme à une grande partie des emplois publics. Le mot-clé à graver, c’est dirige l’action du Gouvernement. Si une proposition présente le Premier ministre comme « garant de la Constitution » ou « arbitre des pouvoirs publics », elle est fausse : ces mots-là appartiennent au Président et à l’article 5.
Un troisième article mérite d’être connu : l’article 8. C’est lui qui organise la nomination. Le Président de la République nomme le Premier ministre, et met fin à ses fonctions sur présentation de la démission du Gouvernement. Sur proposition du Premier ministre, il nomme ensuite les autres membres du Gouvernement. Autrement dit, le Président choisit le chef du Gouvernement, mais ne compose pas seul l’équipe ministérielle. Cette nuance tombe plus souvent qu’on ne le croit.
Président ou Premier ministre : qui fait quoi ?
Voilà le vrai terrain de jeu du QCM. La quasi-totalité des pièges sur ce thème consistent à attribuer au Premier ministre un pouvoir qui appartient au Président, ou l’inverse. Un tableau mental suffit à ne plus se tromper.
Le Président est le chef de l’État. Il veille au respect de la Constitution, arbitre le fonctionnement des pouvoirs publics (article 5), nomme le Premier ministre (article 8), préside le Conseil des ministres, est le chef des armées, peut dissoudre l’Assemblée nationale et recourir au référendum. Il est élu au suffrage universel direct pour cinq ans.
Le Premier ministre, lui, est le chef du Gouvernement. Il dirige son action, assure l’exécution des lois, exerce le pouvoir réglementaire (article 21) et engage la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée. Il n’est pas élu : il est nommé. Et il est responsable devant l’Assemblée nationale, qui peut le renverser par une motion de censure (article 49). Le Président, à l’inverse, n’est pas responsable devant le Parlement. Cette asymétrie est un grand classique des questions de valeurs institutionnelles.
Deux formulations reviennent presque à chaque session. « Qui détermine et conduit la politique de la Nation ? » La bonne réponse n’est pas le Président, ni le Premier ministre seul, mais le Gouvernement (article 20) : les énoncés jouent sur ce mot précis. « Qui nomme le Premier ministre ? » Le Président de la République, jamais l’Assemblée, jamais un vote. Lisez bien : un seul mot change la bonne réponse.
Pour situer ces deux têtes de l’exécutif dans l’ensemble du régime, un détour par le rôle du Président de la République éclaire l’autre versant du couple exécutif et vous évite les confusions les plus coûteuses.
Quelles questions tombent, et comment les sécuriser ?
Les questions sur le Premier ministre ne cherchent pas la finesse du juriste. Elles vérifient des repères. Quelques formulations typiques, pour caler vos réflexes :
- Qui dirige l’action du Gouvernement ? (le Premier ministre, article 21)
- Qui détermine et conduit la politique de la Nation ? (le Gouvernement, article 20)
- Qui nomme le Premier ministre ? (le Président de la République, article 8)
- Devant qui le Gouvernement est-il responsable ? (l’Assemblée nationale)
- Le Premier ministre est-il élu par les Français ? (non, il est nommé)
Le piège le plus fréquent joue sur la ressemblance des deux fonctions. Une proposition vous présentera le Premier ministre comme « chef de l’État » ou « garant de l’indépendance nationale » : c’est le Président. Une autre attribuera au Président le fait de « conduire la politique de la Nation » : c’est le Gouvernement. Sur ce QCM à trois propositions, quand deux réponses se ressemblent et qu’une troisième mélange visiblement deux rôles, c’est souvent cette dernière qu’il faut écarter. Méfiez-vous aussi des énoncés trop absolus : le Premier ministre ne fait pas « tout » et ne décide pas « seul », il dirige une équipe responsable devant les députés.
Ce qu’il faut graver avant le jour J tient en peu de lignes. Le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement (article 21). Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation (article 20). Le Premier ministre est nommé par le Président (article 8) et responsable devant l’Assemblée nationale. Avec ces quatre repères solides, vous verrouillez des points que beaucoup de candidats laissent filer par simple confusion.
Reste à transformer ces repères en réflexes. Le mode examen blanc d’Objectif Gardien reproduit le format officiel, quarante questions, trois choix, chronométré, noté sur 20, et vous fait réviser le cadre institutionnel et politique question après question, avec la correction expliquée après chaque réponse. Les détails du déroulement de l’épreuve sont rassemblés dans la FAQ du concours.
Sources officielles : Légifrance, article 21 de la Constitution de 1958 et Conseil constitutionnel, le partage des pouvoirs entre le Président et le Premier ministre.